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FAMILLE & PATRIMOINE – Familles recomposées et patrimoine

Publié le : 27/01/2026 27 janvier janv. 01 2026

La multiplication des familles recomposées confronte le droit des successions à des configurations familiales complexes. Or, le cadre légal demeure largement structuré autour du modèle de la famille nucléaire. Cette discordance impose une vigilance accrue afin d’assurer un équilibre entre la protection du conjoint survivant et le respect des droits successoraux des enfants, qu’ils soient issus ou non de l’union.

Le cadre légal applicable au conjoint survivant en présence d’enfants non communs

Lorsque le défunt laisse des enfants nés d’une précédente union, les droits successoraux du conjoint survivant sont strictement encadrés. En application de l’l’article 757 du Code civil, celui-ci ne peut prétendre qu’à un quart de la succession en pleine propriété.

À ces droits patrimoniaux s’ajoutent des prérogatives relatives au logement. Le conjoint survivant bénéficie d’un droit temporaire d’un an sur la résidence principale, ainsi que d’un droit viager au logement, prévus par les articles 763 et 764 du Code civil, sauf disposition contraire exprimée par testament authentique. Ces mécanismes peuvent toutefois instaurer une indivision durable avec les enfants du défunt et entraîner une transmission indirecte au profit des héritiers du conjoint survivant.

Les outils juridiques d’anticipation successorale en famille recomposée

La donation entre époux constitue un levier essentiel pour aménager la dévolution successorale dans le respect de la réserve héréditaire. Elle offre au conjoint survivant plusieurs options, incluant notamment l’usufruit de tout ou partie de la succession ou l’attribution de la quotité disponible en pleine propriété.

Le choix de l’usufruit total permet au conjoint de conserver l’usage des biens et d’en percevoir les revenus, tout en garantissant aux enfants la reconstitution ultérieure de la pleine propriété. Ce démembrement suppose néanmoins une appréciation prudente lorsque l’âge du conjoint survivant est proche de celui des enfants.

D’autres instruments peuvent compléter cette stratégie. L’adoption simple de l’enfant du conjoint crée un lien de filiation sans rompre les attaches d’origine et confère à l’enfant adopté la qualité d’héritier réservataire. Par ailleurs, l’assurance-vie, exclue en principe de la succession, offre une grande liberté de désignation des bénéficiaires et un régime fiscal attractif, notamment pour les versements effectués avant 70 ans.

En l’absence d’anticipation, l’application mécanique des règles successorales peut générer des situations conflictuelles. Une combinaison mesurée de ces outils permet toutefois d’atteindre un équilibre conforme à la volonté familiale.

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